Alexandre Bleus - Article - Lacan

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    L’architecture psychique de l’être humain révèle, sous l’examen attentif de la clinique contemporaine, des configurations d’une complexité qui défie les catégorisations traditionnelles. Lorsque nous nous penchons sur les manifestations symptomatiques de la névrose, nous découvrons des patterns récurrents qui semblent obéir à une logique structurelle profonde, une géométrie de l’inconscient qui trouve dans la topologie mathématique un langage d’une précision remarquable. Le nœud borroméen, cette figure à trois anneaux entrelacés de manière si particulière qu’aucun ne peut être retiré sans que l’ensemble ne se défasse, offre une métaphore saisissante de l’organisation psychique névrotique.

  • Le nœud borroméen est-il la métaphore de l’être de langage ?

    Peut-être la question de l’être de langage dans sa relation au nœud borroméen nous impose-t-elle de repenser entièrement nos conceptions traditionnelles de ce qui fait qu’un sujet advient dans et par la parole. Toujours est-il que, lorsque Jacques Lacan introduit cette formalisation topologique dans les dernières années de son enseignement, nous assistons à une transformation radicale de l’appareillage conceptuel psychanalytique. Le nœud borroméen, dans sa simplicité mathématique apparente – trois anneaux entrelacés de telle sorte que la rupture de l’un libère immédiatement les deux autres – révèle une complexité structurelle qui dépasse largement le cadre d’une simple analogie ou d’un instrument métaphorique appliqué à l’économie psychique.

  • L’espace du refoulement dans la topologie de Lacan

    Il est bien évident que pour aborder la question complexe du refoulement chez Jacques Lacan, il convient de s’éloigner des conceptions traditionnelles de l’inconscient comme un simple réceptacle de souvenirs oubliés. Lacan, avec sa rigueur mathématique et sa lecture singulière de Freud, nous invite à penser le refoulement non pas en termes de contenu, mais en termes de structure. Qu’ est-ce à dire ? Il s’agit de comprendre comment le refoulement s’inscrit dans l’architecture même de notre subjectivité, une architecture que Lacan décrit souvent à l’aide de modèles topologiques.

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    Des liens topologiques entre le symptôme et le noeud borroméen.

    Il appert que la pensée de Jacques Lacan, dans sa constante évolution et son exploration des méandres de la subjectivité humaine, a trouvé dans la topologie, et plus spécifiquement dans la figure du noeud borroméen, un outil conceptuel d’une puissance et d’une fécondité remarquables pour appréhender la structure du sujet et ses manifestations symptomatiques. Loin d’être une simple métaphore, cette imbrication nodale offre un modèle pour penser l’articulation complexe des trois registres fondamentaux de l’être parlant : le Réel, le Symbolique et l’Imaginaire.

  • Le cas Jacques van Rillaer : un farouche opposant au corpus lacanien

    Jacques Van Rillaer s’est éteint en 2025, emportant avec lui une voix qui résonnait depuis des décennies dans les couloirs feutrés de l’université et sur les pages jaunies des revues spécialisées. Psychologue belge de formation, professeur émérite à l’Université catholique de Louvain, cet homme au regard perçant et à la plume acérée avait fait de la critique du lacanisme son combat intellectuel majeur. Sa disparition marque la fin d’une époque où certains universitaires osaient encore s’attaquer frontalement aux monuments sacrés de la pensée française, quitte à s’attirer les foudres des gardiens du temple psychanalytique! Van Rillaer n’était pas simplement un contradicteur parmi d’autres dans le vaste théâtre des idées ; il incarnait cette figure rare du scientifique rigoureux qui refuse de courber l’échine devant l’intimidation intellectuelle. Formé aux méthodes expérimentales, nourri de lectures anglophones que beaucoup de ses contemporains francophones dédaignaient, il appartenait à cette génération qui croyait encore que la psychologie pouvait et devait se constituer comme science véritable, débarrassée des séductions littéraires et des obscurités délibérées.