Articles et publications

  • Lacan Excommunié ! Le baiser de Judas de la Psychanalyse

    Mes chers lecteurs, Pas de pires ennemis que ceux qui se trouvent logés à l’ intérieur même des structures ! Lacan lui-même en fit les frais. Quel paradoxe, n’ est-ce pas ?En effet, en 1963, la Société française de psychanalyse était exclue de l’Association Psychanalytique Internationale, et avec elle, son membre le plus turbulent, le plus génial, le…

  • Michel Onfray et Freud : Une guerre perpétuelle

    L’automne 2014 aura été, pour les milieux intellectuels français, l’occasion d’une mise en accusation spectaculaire. Michel Onfray, philosophe caennais dont le style tranchant ne laisse personne indifférent, organisait cette année-là, dans le cadre de son Université populaire de Caen, un séminaire intitulé Freud et les non-dupes. L’ambition affichée était de démolir méthodiquement le socle de la psychanalyse freudienne. Entreprise audacieuse, assurément. Mais une entreprise qui mérite, me semble-t-il, d’être examinée avec la même rigueur critique qu’Onfray prétend appliquer à Freud car si la critique a droit de cité, la défense aussi, et peut-être surtout lorsque l’accusé est absent.

  • Michel Onfray : Freud passé à l’acide chlorhydrique d’une pensée incomplète

    Nous voici occupés à continuer notre voyage au sein de la pensée antifreudienne du très célèbre philosophe Michel Onfray. Nous voici donc maintenant dans la deuxième partie de notre analyse des positions antipsychanalytiques de notre cher philosophe. Nous nous pencherons aujourd’ hui sur son livre publié en deux mille dix et intitulé : Le Crépuscule d’une idole : L’Affabulation freudienne.

  • Le cas Michel Onfray : le curateur de la psychanalyse

    Mes chers lecteurs, Nous allons nous pencher quelque peu sur la pensée d’ un homme plus que connu dans les sphères de la pensée francophone : le célèbre et redoutable Michel Onfray. Je tiens d’ abord à vous préciser que la présente réflexion constitue la première partie d’ un commentaire en quatre parties qui va analyser…

  • Le cas Jacques van Rillaer : un farouche opposant au corpus lacanien

    Jacques Van Rillaer s’est éteint en 2025, emportant avec lui une voix qui résonnait depuis des décennies dans les couloirs feutrés de l’université et sur les pages jaunies des revues spécialisées. Psychologue belge de formation, professeur émérite à l’Université catholique de Louvain, cet homme au regard perçant et à la plume acérée avait fait de la critique du lacanisme son combat intellectuel majeur. Sa disparition marque la fin d’une époque où certains universitaires osaient encore s’attaquer frontalement aux monuments sacrés de la pensée française, quitte à s’attirer les foudres des gardiens du temple psychanalytique! Van Rillaer n’était pas simplement un contradicteur parmi d’autres dans le vaste théâtre des idées ; il incarnait cette figure rare du scientifique rigoureux qui refuse de courber l’échine devant l’intimidation intellectuelle. Formé aux méthodes expérimentales, nourri de lectures anglophones que beaucoup de ses contemporains francophones dédaignaient, il appartenait à cette génération qui croyait encore que la psychologie pouvait et devait se constituer comme science véritable, débarrassée des séductions littéraires et des obscurités délibérées.

  • Éditorial janvier 2026

    Mes chers lecteurs, Permettez-moi tout d’abord, en cette fin d’année et en cette période de fête, de vous adresser mes vœux les plus sincères pour une année 2026 riche en développement personnel, en accroissement de soi et en une accumulation continue de richesse intellectuelle et personnelle. Notre parcours au sein des études psychanalytiques franchira cette…

  • Qui sont les principaux opposants français à la psychanalyse ?

    Les principaux opposants français à la psychanalyse forment un ensemble intellectuel plus diversifié qu’on ne pourrait le soupçonner au premier abord. Jacques Van Rillaer, psychologue belge francophone, figure parmi les critiques les plus connus, ayant pratiqué lui-même la psychanalyse durant une dizaine d’années avant de devenir très critique envers le freudisme. Son ouvrage Les Illusions de la psychanalyse publié en 1980, puis réédité en 2022 sous le titre Les Désillusions de la psychanalyse, examine de façon méthodique la théorie freudienne.

  • Lacan : cet amoureux du Grand Siècle

    La question posée ici n’est pas anodine, mes chers lecteurs, car elle touche à ce qui constitue peut-être l’une des énigmes les plus fécondes de l’histoire de la psychanalyse française. Lacan, cet homme qui sut transformer le divan freudien en tribunal de la langue, entretenait avec le siècle classique une relation qui dépassait la simple érudition de salon. C’était une fascination viscérale, presque amoureuse, pour cette époque où la langue française atteignit une précision chirurgicale que les siècles suivants n’ont cessé d’émousser. Mais d’où venait donc cette prédilection pour les perruques poudrées et les salons de Madame de Sévigné?

  • L’inconscient à l’agonie : pourquoi avons-nous abandonné la psychanalyse au bord du chemin ?  

    Peut-être la question même de ce désintérêt pour la psychanalyse nous révèle-t-elle davantage sur notre époque qu’elle ne nous renseigne sur la discipline freudienne elle-même, comme si l’abandon progressif de cette méthode d’exploration de l’âme témoignait moins d’une faillite théorique que d’une transformation radicale de notre rapport au temps, à la souffrance, et à cette chose mystérieuse que l’on nomme encore parfois le sujet. Toujours est-il que lorsque l’on observe avec attention le paysage intellectuel contemporain, force est de constater une mutation singulière : là où jadis les concepts d’inconscient, de refoulement, de transfert occupaient une place centrale dans la compréhension que nous avions de nous-mêmes, aujourd’hui règne une certaine indifférence, voire une méfiance ouverte envers ces catégories qui semblaient pourtant avoir conquis définitivement les territoires de la pensée occidentale au cours du vingtième siècle!

  • La fin du monde est-elle un sujet digne de la psychanalyse ?

    La fin du monde s’impose à nos esprits contemporains avec une insistance qui ne saurait être ignorée par la psychanalyse. Cette question, qui pourrait sembler relever d’abord de la cosmologie, de la théologie ou de l’écologie, pénètre en vérité les couches les plus profondes de notre psychisme et réclame une attention particulière de la part de ceux qui s’intéressent aux formations de l’inconscient. Peut-être cette préoccupation apocalyptique n’est-elle pas tant le reflet d’une réalité extérieure menaçante que la projection sur l’écran du monde d’angoisses archaïques qui trouvent là un support où se déployer ! Toujours est-il que, lorsque le sujet évoque spontanément la fin des temps durant la cure analytique, quelque chose de son rapport à la mort, à la castration, à l’effondrement narcissique se manifeste sous un déguisement collectif qui mérite d’être décrypté. L’analyste qui entend ces récits catastrophistes doit se garder de les prendre au pied de la lettre, comme s’il s’agissait simplement d’une inquiétude raisonnable face aux périls écologiques ou nucléaires, car derrière ces scénarios de destruction universelle se cache souvent une économie psychique singulière, une organisation fantasmatique qui utilise la fin du monde comme signifiant privilégié pour dire quelque chose d’infiniment plus personnel.