Alexandre Bleus - Avant d'aborder la topologie chez Lacan, définissons les termes de manière correcte

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    Il appert que la pensée de Jacques Lacan, dans sa constante évolution et son exploration des méandres de la subjectivité humaine, a trouvé dans la topologie, et plus spécifiquement dans la figure du noeud borroméen, un outil conceptuel d’une puissance et d’une fécondité remarquables pour appréhender la structure du sujet et ses manifestations symptomatiques. Loin d’être une simple métaphore, cette imbrication nodale offre un modèle pour penser l’articulation complexe des trois registres fondamentaux de l’être parlant : le Réel, le Symbolique et l’Imaginaire.

  • Le cas Jacques van Rillaer : un farouche opposant au corpus lacanien

    Jacques Van Rillaer s’est éteint en 2025, emportant avec lui une voix qui résonnait depuis des décennies dans les couloirs feutrés de l’université et sur les pages jaunies des revues spécialisées. Psychologue belge de formation, professeur émérite à l’Université catholique de Louvain, cet homme au regard perçant et à la plume acérée avait fait de la critique du lacanisme son combat intellectuel majeur. Sa disparition marque la fin d’une époque où certains universitaires osaient encore s’attaquer frontalement aux monuments sacrés de la pensée française, quitte à s’attirer les foudres des gardiens du temple psychanalytique! Van Rillaer n’était pas simplement un contradicteur parmi d’autres dans le vaste théâtre des idées ; il incarnait cette figure rare du scientifique rigoureux qui refuse de courber l’échine devant l’intimidation intellectuelle. Formé aux méthodes expérimentales, nourri de lectures anglophones que beaucoup de ses contemporains francophones dédaignaient, il appartenait à cette génération qui croyait encore que la psychologie pouvait et devait se constituer comme science véritable, débarrassée des séductions littéraires et des obscurités délibérées.

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    Des rapports qu’entretiennent le Symbolique et l’Imaginaire chez Lacan

    Mes chers lecteurs,  Nous allons aujourd’hui terminer notre exploration des rapports entre Imaginaire, Symbolique et Réel par une courte étude des liens qui articulent le Symbolique et l’Imaginaire. Ces deux registres, bien que distincts, sont intimement liés et entretiennent une dialectique complexe qui structure la psyché humaine. Précédemment, nous vîmes que le Symbolique, ordre du…

  • La fin du monde est-elle un sujet digne de la psychanalyse ?

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  • Les critiques adressées par le philosophe français jacques Bouveresse à la topologie de Lacan.

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    Le philosophe français Jacques Bouveresse, né en 1940 et disparu en 2021, ne fut pas l’un de ces adversaires qui entreprirent de reconstruire pierre après pierre l’édifice lacanien pour en montrer les fissures ; son geste fut plus sévère et plus général. Il s’interrogea sur ce qui arrive à la pensée lorsque celle-ci emprunte à la science ses termes, ses théorèmes et ses figures sans accepter simultanément les contraintes de précision qui leur donnent leur sens. C’est dans Prodiges et vertiges de l’analogie, publié en 1999 puis réédité en 2022 dans une version augmentée, que cette critique trouve son expression la plus nette : Bouveresse y combat l’idée selon laquelle une notion scientifique deviendrait philosophiquement féconde du seul fait qu’on puisse lui faire subir une transposition métaphorique.